“Les États parties veillent à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident (…) que cette séparation est nécessaire dans l’intérêt supérieur de l’enfant. “ Convention internationale des droits de l’enfant, article 9.
Le Ministre méprise souverainement le respect de l’unité familiale quand il démembre une famille en expulsant l’un des deux parents. La liberté qu’il accorde aux parents d’abandonner leurs enfants pour leur éviter l’enfermement est une monstruosité. Le placement de mineurs en centre de rétention, leur expulsion avec leurs parents vers des pays qu’ils ont dû fuir, sont également insupportables. Nous ne les admettons pas.
Nous nous indignons qu’ait été récemment supprimée la fonction de Défenseur des Enfants, dont le rôle était de défendre et de promouvoir les droits de l’enfant tels qu’ils ont été définis par la loi ou par un engagement international comme la Convention internationale des droits de l’enfant ratifiée par la France en 1990.
Quand les autorités préfectorales interpellent, pour les envoyer dans des prisons pour étrangers ( que sont les Centres de Rétention Administrative) en vue d’une expulsion, un père, une mère ou toute une famille « coupables » d’être venus vivre en France, « coupables » d’y avoir reconstitué ou fondé une famille, « coupables » de vouloir pour eux-mêmes et leurs enfants un avenir meilleur, ces interpellations, ces enfermements administratifs, ces expulsions violent la Convention Internationale des Droits de l’Enfant en ignorant l’intérêt supérieur de l’enfant.
Nous exigeons que soit mis un terme à la traque des familles.
Le maintien de l’unité familiale doit devenir la règle et ne plus servir de prétexte à l’enfermement d’enfants.
Le droit de vivre en famille dans la sécurité et le droit à la scolarité doivent être reconnus de façon intangible.
Le démembrement des familles doit être proscrit.
Les parents qui ont été expulsés en violation de ces principes doivent être rapatriés.
Rouen, Samedi 21 novembre : Rassemblement de soutien.
Collectif pour la Défense des Libertés Fondamentales (CDLF) : Alternative Libertaire, les Alternatifs, ASTI Petit Quevilly, ATTAC Rouen agglo, CFDT-Sgen, CGT précaires et privés d‘emplois, CREAL 76, Émancipation, Fédération pour une Alternative Sociale et Écologique 76, FSU 76, Gauche Unitaire, LDH, MRAP, NPA, Parti de Gauche, PCF 76, Ras l’Front Rouen, Syndicat de la Magistrature 76, Union Syndicale Solidaires 76, les Verts.
Le RESF de l’agglo de Rouen est composé de : Ligue des Droits de l’Homme, FCPE (fédération des conseils de parents d’élèves), ASTI Petit-Quevilly, CGT Educ’action, FSU, SGEN-CFDT, SUD Education, CIMADE, Emancipation 76, Collectif des Sans-Papiers, Collectif de Solidarité de St Etienne-de-Rouvray, ICEM Pédagogie Freinet, des personnes à titre individuel.