fév 07 2012
A Rouen comme ailleurs, le logement en souffrance !

A Rouen comme ailleurs en France, se loger est un véritable problème pour de nombreuses personnes en situation de détresse. Le phénomène n’est pas nouveau mais il s’aggrave de façon dramatique sous l’effet de la politique d’exclusion et de précarisation menée par la droite depuis trop d’années. Dans le budget des familles, le logement peut représenter jusqu’à la moitié des charges mensuelles. Sans compter les charges d’électricité, de gaz et d’eau qui deviennent de plus en plus lourdes.
Le 115 (n° d’urgence pour le logement) et nombre d’associations alertent sur la situation à Rouen et dans l’agglomération : de plus en plus de personnes et de familles avec enfants sont à la rue chaque soir et les services d’hébergement d’urgence ne sont plus en capacité de faire face et de proposer des solutions adaptées et humaines.
Les travailleurs sociaux et les associations nous alertent
Les salariés du secteur social alertent depuis plusieurs années sur cette situation. Les structures sociales institutionnelles ou associatives voient leurs moyens se réduire fortement.
C’est la prise en charge et l’accueil des publics qui en pâtissent directement, ainsi que les conditions de travail des salariés qui se dégradent constamment. Malgré la pénurie d’hébergements, la restriction budgétaire risque de conduire à la fermeture d’un centre d’hébergement d’urgence à Rouen et dans certaines associations, des plans de licenciement sont annoncés.
Par ailleurs, malgré la loi DALO qui désigne l’Etat comme garant du droit au logement la préfecture préfère aujourd’hui payer des amendes plutôt que de loger les familles, de la même façon que certaines communes préfèrent payer l’amende plutôt que de construire des logements sociaux sur son territoire comme la loi l’y oblige*.
Le DAL et RESF dénoncent cela et demandent que des solutions concrètes soient trouvées pour les familles actuellement sans solution de logement décent et qui sont hébergées dans un logement réquisitionné par ces associations à Rouen. Au refus du préfet de prendre ses responsabilités, ils se sont adressés à la ville de Rouen qui a reçu les familles.
La réquisition de logements vides et habitables demandée par les associations pour mettre les familles en sécurité doit nécessairement déboucher sur des solutions de logement pérennes.
* Ce n’est pas le cas à Rouen puisqu’en 2008, la majorité municipale a décidé de porter le logement social à 25% du parc locatif, avec obligation d’un quart de logement sociaux dans chaque immeuble construit de plus de 4 logements.
Le PCF solidaire
Le PCF de Rouen et les élu-e-s communistes et citoyens de Rouen soutiennent le mouvement en cours des travailleurs sociaux, ainsi que l’action des associations en faveur du relogement des familles. Au nom d’une prétendue vertu de l’austérité budgétaire, le gouvernement Sarkozy a réduit constamment les budgets des services publics, les dotations aux collectivités locales et les subventions aux associations. Les conséquences sont dramatiques avec la casse organisée de tout ce qui fait encore aujourd’hui le lien social. L’austérité et toutes ses déclinaisons ne font qu’aggraver sans cesse la situation.
Avec le Front de gauche, nous proposons de remettre les choses à l’endroit : la réponse aux besoins humains ne doit pas être une charge mais une priorité, car c’est une condition du bien être et de l’émancipation de chacun. Les décisions politiques doivent être prises et assumées en conséquence et favoriser en permanence la satisfaction des besoins humains avant ceux de la finance !






La France qui est engagée depuis maintenant plus de quatre mois dans une guerre en Libye a reçu le soutien quasi unanime de l’assemblée nationale le 12 juillet dernier. Cette position contraste avec l’opinion d’une majorité de Français désormais opposée à cette intervention militaire, comme l’a révélé un sondage Ifop. Les députés GDR (communistes et du Parti de gauche) ont été les seuls à manifester leur opposition à la poursuite des opérations militaires. En déclarant que l’intérêt du peuple libyen n’était pas dans la poursuite des bombardements mais bien dans «le retrait des forces de l’Otan et l’établissement immédiat d’un cessez-le-feu multilatéral», ils ont réaffirmé leur souhait de voir une «diplomatie sans bombes» s’instaurer. Tout en rappelant la «nécessité de trouver rapidement une solution politique» pour «protéger les populations civiles». Les parlementaires qui sont dorénavant en vacances, laissent derrière eux un conflit qui semble s’enliser de jour en jour.

